Ile Saint-Michel

De 1921 à la seconde guerre mondiale, l’île n’est plus habitée que par un gardien .On n’y effectue que quelques travaux d’entretien et de sécurité. En 1938, un certain renouveau se manifeste avec la décision d’y construire un centre de préparation et de délivrance de mines. Ces installations ne seront pas achevées à la mobilisation, et la Direction de l’Artillerie navale est conduite à réquisitionner des hangars au port de pêche, le temps d’entreposer et de distribuer les 880 mines du secteur de Lorient qui ont été livrées par Brest. La mise sur pieds de guerre des unités de la Marine et de la flotte auxiliaire se déroule néanmoins sans difficultés.
L’île retrouve aussi un rôle défensif qu’elle avait perdu du fait du développement de l’artillerie navale ; des mitrailleuses de D.C.A. de 13,2 mm y sont installées. Sous l’occupation allemande, ce rôle est renforcé. L’île Saint-Michel fait partie des points d’appui chargée de la défense des abords de la base sous-marine de Kéroman. Une garnison de troupe de forteresse y est installée, et on y construit des bunkers et des emplacements de tir de canons de 88 mm, qui prendront part aux combats de la poche. Surtout, les Allemands y entassent un très grand nombre de munitions de toutes sortes et minent le terrain. A la libération, l’île n’est plus employée. Les bombardements ont détruit en grande partie les bâtiments, et les broussailles se développent, rendant l »accès pratiquement impossible.

 
Dans la nuit du 7 au 18 juin - Des avions ennemis survolent la rade et bombardent Lorient, la D.C.A. tente de s'y opposer. On annonce l'arrivée imminente des allemands. C'est le sauve qui peut général. On s'embarque sur tout ce qui flotte, on sabote ce qui peut l'être, l.es magasins à poudre de l'île St Michel, les réservoirs de carburant du port de pêche, ceux de l'Arsenal etc... On frise la panique.
 


Selon l'Ingénieur Général Kahn, Directeur Central des Constructions et Armed Navales en charge de l'Arsenal de Lorient et de ses annexes, il dit ceci: les magasins de pyrotechnie de l'Ile Saint Michel  ont été totalement détruits par les Allemands.